Que nous réserve 2007 ?
1 janvier 2007 par vincent carlotti
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Il est toujours un peu angoissant d’aborder une nouvelle année. Celle qui s’annonce est particulierement préoccupante en France comme dans le reste du Monde, et nul ne sait vraiment ce qui nous est promis. Même si le pire n’est jamais sûr, il n’est pas aisé de trouver en ce début 2007 des raisons de se réjouir 
Il est vrai que l’année 2006 a fini sur une note qui pose plus d’interrogations qu’elle ne recèle d’espérance. Ainsi en est-t-il de l’exécution de Saddam Hussein, expédiée à la va vite, dans une ambiance glauque. Il aura fallu, de surcroit, que G.W Bush trouve là un signe du développement de la démocratie en Irak. Il est vrai que ce Texan borné s’était tristement illustré en couvrant un nombre record d’exécutions capitales dans l’Etat du Texas dont il était Gouverneur.
On peu légitimement se demander, en observant le bourbier dans lequel il a enfoncé son pays et l’occident, quel châtiment lui réservera l’histoire lorsqu’elle aura à faire le bilan de sa désastreuse gouvernance des Etats Unis, et, hélas, d’une certaine façon, de la planète.
Notre pays, s’il n’est pas englué dans l’aventure irakienne, n’en est pas pour autant assuré d’échapper à l’aventure sarkozyste. Assuré dans quelques jours de l’investiture d’un parti qui est au gaulisme ce que la musique militaire est à la musique, racolant, sans états d’âme les voix du Front National, décidé à satisfaire à n’importe quel prix son ambition dévorante, il représente pour notre pays, ses institutions, son modèle social, sa position dans le MOnde, le plus grave danger qu’il ait eu à affronter depuis longtemps.
A vomir : le soutien à Sarkozy de Pascal Sevran, ex groupie de Mitterand, du french doctor Kouchner en manque frénétique de strapontin ministériel, ou encore plus récement de Roger Hanin, beau frêre de Mitterand qui se déclare disposé à voter communiste au premier tour et Sarkozy au second, comprenne qui pourra.
A déplorer: le spectable lamentable qu’a offert la gauche du NON en se montrant incapable de prendre la mesure d’un peuple dont elle excelle pourtant à se revendiquer comme son avant garde.
A espérer: que Ségolène Royal continue à s’adresser aux français comme elle l’a fait jusqu’à présent et ne se laisse pas étouffer par les accolades empressées de ceux qui raillaient il y a encore quelques semaines son "inexpérience" et son" amateurisme". Jugement pour le moins présomptueux pour des "experts" largement responsables de la situation ou se trouve la France aujourd’hui.


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