Grands principes et petits arrangements
10 décembre 2006 par vincent carlotti
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J’ai beau être prévenu et avoir fait maintes fois l’expérience des petits calculs politiciens, je n’en reste pas moins à chaque fois confondu. On ne peut que se réjouir bien entendu, de voir que le nombre de candidats de gauche à l’élection présidentielle se réduit progressivement, réduisant en même temps la possibilité de voir se renouveller le scénario cauchemardesque du 21 Avril 2002.
On aurait aimé que seule la prise de conscience de ce risque pour la démocratie ait commandé aux politiciens de remiser leur ego dans leur poche pour faire place netet à Ségolène Royal, seule en mesure de battre Nicolas Sarkozy.
Eh bien non ! Il a fallu assister au lamentables palinodies du PRG de Baylet et du MDC de Chevênement arrachant des promessse de sièges au Parlement pour obtenir leur ralliement à la candidate socialiste.
Passe encore pour le PRG: leur leader ne se donne pas, au moins, de grands airs de Républicain intraitable et ne se drape pas tous les matins dans les habits du Général de Gaulle pour exalter la France et la Nation.
Ce n’est pas le cas de Chevênement, coutumier de ces postures héroiques, qui vient de se vautrer là dans la fange dont il couvre régulièrement les chefs de ce qu’il appelle, avec Le Pen, "l’établissement".
Grands principes portés en bandoulières, et petits arrangements sous la table. Je me souviens d’une rencontre avec le personnage lorsque il était le leader du CERES, l’aile gauche du PS de Mitterand. Nous étions à l’époque porteurs du Statut Particulier de la Corse et cherchions au Congrès un courant pour inscrire nos idées dans une contribution. A notre grande surprise nous avons été approchés par Chevênement, qui, après nous avoir dit son profond désaccord sur les idées que nous exprimions, nous a proposé d’inscrire un amendement favorable dans la contribution du CERES à condition bien entendu de voter pour sa motion au congrès de Metz.
Chevênement est vraiment resté égal à lui même : il n’a pas changé, il a seulement vieilli.


Jacques on mar, 12th déc 2006 10:32
L’apport de Jean Pierre Chevênement dans la campagne de Ségolène peut être interessant pour une frange de l’électorat de gauche se situant dans la tradition républicaine et jacobine, de même que dans certains milieux gaullistes que le personnage séduit incontestablement.
En Corse, sa nomination et dans un premier temps son soutien assumé au Prefet BONNET, qui a failli conduire la République dans le mur, pose cependant un vrai problème. Espérons que Ségolène ne lui donen ra pas compétence pour s’exprimer sur la Corse sinon, corchi a noï …
Board-rider on ven, 11th avr 2008 8:39
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